Se réaligner sans tout remettre en question

1er Janvier : la course aux résolutions, aux intentions, aux objectifs sous forme de liste, de visionboard, d’audio … chacun y trouve son compte.

Pour autant qu’est-ce que cela crée chez nous ?

Personnellement, le fait de faire le bilan en fin d’année puis de me lancer à la recherche de ce que je veux accomplir et réaliser pour l’année à venir me crée presque à chaque fois davantage un sentiment d’échec que de réussite. Je finis par me concentrer sur ce que je n’ ai pas fait, ce qui n’a pas été aussi réussi que ce que j’espérais, plutôt que regarder ce que j’ai ressenti, ce que j’ai libéré, ce qui s’est réalisé qui n’était pas prévu.

Cette fin d’année 2025 a été plutôt sportive. Dès Septembre la température était annoncée: ça serait chaud.

Le temps de la clôture

J’ai pris d’importantes décisions, qui m’ont soulagées.

J’ai libéré des tensions, clôturé des schémas, des relations, des projections. Fais des deuils, beaucoup.

Et je me suis sentie vide.

Qui suis-je sans ces relations?

Qui suis-je maintenant que je ne suis plus cette ancienne identité?

Qu’est-ce qui m’anime? Est-ce que le format et le message d’A Coeur & à Table me correspond toujours?

S’il ne résonne plus, cela veut-il dire que je suis instable?

L’instabilité, cette peur viscérale qui m’accompagne.

J’en parlais encore avec ma sœur dernièrement. J’ai beau savoir (dans la tête), le corps lui ne l’a pas encore intégré: changer d’avis, se réaligner, évoluer ce n’est pas de l’instabilité.

Ressentir des émotions, aussi intensément que je le ressens, ce n’est pas de l’instabilité.

C’est justement le principe du changement et de l’évolution : prendre en compte ce qui se développe, ce qui a changé, ce qui a grandi et ce qui est parti.

L’effet Papillon

J’ai décidé de quitter mon emploi à la cave. Pour plusieurs raisons que je développerai probablement dans un autre article, plutôt sur un format de l’écoute de soi et de ses envies professionnelles.

Le lendemain de cette prise de décision (avec moi-même), j’ai été appelée. Par une personne que je connaissais déjà, dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis plusieurs mois (voire au moins un an): cette personne avait besoin de quelqu’un pour développer la stratégie commerciale.

Un peu trop gros pour être vrai cette histoire d’alignement des planètes.

Pourtant j’ai souhaité creuser même si j’avais cette petite voix (coucou l’auto sabotage) qui me disait c’est trop beau pour être vrai, en plus ce n’est pas ton métier, et ça veut dire que tu vas encore décaler tes projets à toi alors que tu en parles depuis déjà 2 ans.

Long story short: je commence aujourd’hui au sein de cette entreprise.

C’est alors qu’un milliard de questions supplémentaires ont surgit de ma boite de Pandore (aka mon cerveau).

Comment je vais faire maintenant pour les dégustations et les événements si je n’ai plus la cave ?

Mais d’ailleurs est-ce que j’ai toujours envie d’en faire ?

C’est quoi le message que je veux transmettre ?

Est-ce que j’ai envie de me concentrer sur les Apéros de parole ?

Est-ce que c’est le fait d’être ensemble, le fait d’être curieux, de se connaître soi-même ou de trouver son équilibre que j’ai envie de transmettre et créer?

Le Phénix qui renaît de ses cendres

J’ai une fascination pour les flammes, parmi les autres fascinations que j’ai.

On associe souvent le feu avec le danger.

Personnellement je l’associe à la chaleur, à la lumière, à l’inspiration, la guidance, la transformation, le renouveau.

C’est un lieu de rassemblement avec les autres et avec soi-même. C’est parce qu’il y a de l’ombre, de la nuit, voire du vide, que les flammes peuvent nous éclairer et révéler ce qui doit l’être. Les flammes laissent place à la créativité et l’imagination, par les ombres et les formes.

Je suis donc partie une semaine, seule avec mon chien pour ne rien faire si ce n’est me reposer et voir ce que la lumière peut bien révéler à mon sujet.

J’ai compris que j’en avais assez de courir après la performance, les réalisations et les projets.

J’avais enfin besoin de plus de tranquillité et de simplicité.

Et cette compréhension je l’ai reçue car je n’avais rien d’autre en moi, c’était le vide. Le néant.

Comme quoi l’alchimiste de Paulo Coelho avait raison, on peut transformer le plomb en or. De ce vide « plombant », écrasant et flippant en est ressorti un bien-être et un repos que je n’ai jamais connu.

Je ne sais pas comment me décrire rapidement, expliquer qui je suis cela ne veut pas dire que je ne le sais pas. Et c’est très bien comme ça.

Un nouveau tournant

J’ai d’abord commencé par stresser sur le fait que je n’avais pas d’actualité sur le projet, ni ici, ni sur les autres canaux de communication. Et je me suis rappelée que je déteste me forcer à partager quand je n’ai rien à dire, parler pour parler dans une recherche de continuité je ne sais pas le faire et je n’aime pas le faire.

Je me découvre avec ce début d’année et ce nouvel emploi une nouvelle identité, une nouvelle facette sur ma boule disco.

Je n’ai pas encore craqué le code de ce que je souhaite vraiment partager au fond de moi pourtant le comment me parait assez clair.

Créer des moments de vie simples, tous ensemble, qui nous rassemblent, pour se rencontrer et se raconter.

Je me suis bloquée des moments de travail pour structurer les idées et me connecter à ce qui se passe dans mes tripes.

Oui je me suis fait un vision board. Et il ne ressemble à aucun autre que j’ai pu faire. La partie « pro » est bien plus petite que les années précédentes, il n’y a pas de compétition sportive, ni d’échéance particulière.

Est-ce donc ça la maturité (émotionnelle?)?

Recevoir

A vous qui me lisez, je vous invite vraiment à recevoir ce vide. C’est inconfortable, désagréable, très effrayant. C’est au moins aussi créateur et salvateur que le niveau de peur qu’il crée.

Réinventez vous tous les jours jusqu’à ce que vous soyez vraiment convaincus par ce que vous avez créé.

Si vous décidez de « ENCORE » changer d’avis, de démissionner, de réaligner, ainsi soit-il. Mieux faut changer d’avis et réorienter plutôt que continuer dans cette voie et se créer un mal-être plus profond qui vous rendra probablement désagréable avec vous-même et avec les autres (just saying).

Je pense qu’on est tous d’accord pour dire que les gens qui sont bien dans leurs baskets, qui se connaissent et sont heureux de ce qu’ils découvrent d’eux-mêmes ne font pas chier les autres.

En toute finesse pour clôturer ces quelques lignes

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J’en ai marre des reconversions professionnelles